Lire le début de l'histoire ...

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Modérateur: marianne

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Messagede Uranie » Vendredi 16 Septembre 2005, 19:45

L'aoûtat qui se croyait plus malin que Tao

Un jour, au début de l’été, un aoûtat qui se trouvait dans un pré vit le derrière dodu de Tao se poser à coté de lui. Il le piqua et entreprit illico, comme il est dans les habitudes des aoûtats depuis qu’ils existent, de se creuser une habitation confortable sous la peau de Tao.

Tao lui dit : "Aoûtat, je comprends pourquoi tu me piques. Tu veux une maison confortable pour élever tes enfants. Soit ! Tu seras mon hôte jusqu’à ce que tes enfants soient grands, et puis tu partiras." Et Tao, avec une force d’âme extraordinaire, renonça à se gratter et à s'empommader pour que l'Aoûtat puisse nourrir tranquillement sa famille…

Hélas l'Aoûtat prit la bienveillance de Tao pour de la faiblesse, et poussé par l'orgueil et la mégalomanie, il se cru supérieur au Tao et dit: "Dans mon nom d’Aoûtat il y a T, il y a A il y a O, comme dans Tao. Mais moi, qui suis infiniment supérieur à TAO, je prendrai le nom d’OAT, et je ferai tout le contraire de ce que fait Tao. Je serai le plus sage de tous. Je détiendrai la vérité. Je pratiquerai le contraire de la quête, Mon credo sera "j'suis comme ça, et alors?"… et je célébrerai le culte du malheur qui gratte.

Que cherches-tu dans la vie ? - Rien.
Où veux-tu aller ? - Nulle part.
Que veux-tu faire? - M'ennuyer ferme.
Que dis-tu aux autres ? - Ta gueule.

Alors, tout plein de morgue, OAT sortit de Tao avec ses enfants pour conquérir le monde... et il se retrouva exactement là où il avait piqué Tao au début de l’histoire. Sur le même brin d’herbe, dans le soleil de l’été finissant, fin Août.

Il vit Tao -un géant à ses yeux d’Aoûtat- s’éloigner en lui faisant un petit signe de la main, pour signifier qu’il ne lui en voulait pas des terribles démangeaisons qu’il avait supportées, une saison durant, et qu'il lui souhaitait bonne chance.

Et il entreprit de conquérir le monde…

:arrow: C'est à toi de jouer maintenant ! Ecris l'épisode suivant.
Dernière édition par Uranie le Jeudi 06 Octobre 2005, 00:32, édité 1 fois.
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Messagede Uranie » Vendredi 16 Septembre 2005, 19:47

Auteur: Chalutier_bleu
Date: 02-10-05 09:24

En premier lieu il leva la tête et vit une immense lumière, haute dans le ciel, qui bientôt lui brûla les yeux. "C'est le feu" se dit-il, "moi je veux aller vers le froid". Il se retourna et fonça, tête baissée, dans la directionopposée. Alors qu'il regardait devant lui, il vit une petite tâche sombre qui s'étendait devant lui. D'abord intrigué, il comprit vite que c'était son ombre. Décidement son premier jour démarait bien mal. Lui qui se sentait supérieur au TAO se trouver précédé dans sa course pour conquérir le monde. Il essaya bien de devancer son ombre et il se mit à courir aussi vite qu'il pouvait. Mais rien n'y fit, son ombre se trouvait toujours devant lui.

Dans sa course éffrénée, à bout de souffle, il avait oublié ses trois enfants. Enfin ils arrivèrent à sa hauteur après avoir gémi, pleuré, râlé et imploré ce père, somme toute, indigne. Aussitôt il les sermone: "Ne pensez pas que je vais vous attendre comme cela pendant très longtemps encore" dit-il. Puis il ajouta:" N'oubliezpas que nous sommes là pour conquérir et dominer ce monde. Iln'y a pas de temps à perdre. Les enfants, bien que grans, étaient toujours impréssionnés par ce père autoritaire. N'avait-il pas tenu tête au TAO lui même ? Aussi, quand il leur ordonna de creuser là, juste devant lui, aucun n'osa le questionner sur le pourquoi de cet ordre. Tous commencèrent à user de leurs pattes et de leurs mandibules pour exécuter l'injonction.

OAT pensait:" Je vais enterrer cette chose icic et maintenant. Après cela je pourrai reprendre mon chemin".

Mais alors qu'il restait immobile et que ses enfants s'affairaient à creuser à sespieds, il s'aperçut que son ombre grandissait, au fur et à mesure que le temps passait, plus vite que ses enfants n'arrivaient à creuser. A ce rythme là, l'ombre ne serait jamais enterrée et prendrait vite de l'avance sur lui dans la conquête du monde. Une fois de plus il les sermona et les menaça de ses foudres s'ils ne parvenaient pas au but dans les plus brefs délais.

C'est alors que .....

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire
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petite aparté maoiste

Messagede Panache » Jeudi 05 Janvier 2006, 12:16

Les trois enfants d'aoutat prirent femme et partirent peupler le monde.
Seul le fils ainé et sa descendance resta à creuser toujours plus profond pour enterrer l'ombre de son père.
Comme il creusait depuis des lustres, son frère puiné moqueur vint lui dire :
ah que fais tu là à creuser. TU ne parviendras jamais à creuser assez profond !!!

Mais l'ainé lui répondu. Je creuserai jusqu'à ma mort et ainsi mes fils et les fils de mes fils, tant et si bien que l'ombre de mon père eut elle la taille de l'univers, je finirai bien par l'enterrer. Oui avec l'aide de Dieu et le travail acharné, je viendrais à bout de l'ombre de mon père.

Dieu fut ému du courage du fils ainé et envoya un ange enterrer l'ombre de son père.

Aujourd'hui il y a une ombre du père qui pèse lourdement sur l'humanité : c'est le matérialisme ombre de la dualité. Le parti relationnel a décidé depuis longtemps de l'enterrer pour qu'elle renaisse dans l'unité de la singularité.
Nous devons persévérer dans notre tâche et y travailler sans relâche, nous aussi nous arriverons à émouvoir le Ciel. Notre Ciel à nous n’est autre que le réseau de ceux qui donnent et recoivent. Si tous coopèrent avec nous pour enterrer cette ombre, comment ne pourrions-nous y parvenir ?

Pour mémoire :

Dans la Chine antique il y avait une fable intitulée « Comment Yukong déplaça les montagnes ». On y raconte qu’il était une fois, en Chine septentrionale, un vieillard appelé Yukong des Montagnes du Nord. Sa maison donnait, au sud, sur deux grandes montagnes, le Taihang et le Wang-wou, qui en barraient les abords. Yukong décida d’enlever, avec l’aide de ses fils, ces deux montagnes à coups de pioche. Un autre vieillard, nommé Tcheseou, les voyant à l’œuvre, éclata de rire et leur dit : « Quelle sottise faites-vous là! Vous n’arriverez jamais, à vous seuls, à enlever ces deux montagnes! » Yukong lui répondit : « Quand je mourrai, il y aura mes fils ; quand ils mourront à leur tour, il y aura les petits-enfants, ainsi les générations se succéderont sans fin. Si hautes que soient ces montagnes, elles ne pourront plus grandir ; à chaque coup de pioche, elles diminueront d’autant ; pourquoi donc ne parviendrions-nous pas à les aplanir ? » Après avoir réfuté les vues erronées de Tcheseou, Yukong, inébranlable, continua de piocher, jour après jour. Cela émut le Ciel, qui envoya sur terre deux anges emporter ces montagnes sur leur dos. Aujourd’hui, il y a également deux grosses montagnes qui pèsent lourdement sur le peuple chinois : l’une est l’impérialisme, l’autre le féodalisme. Le Parti communiste chinois a décidé depuis longtemps de les enlever. Nous devons persévérer dans notre tâche et y travailler sans relâche, nous aussi nous arriverons à émouvoir le Ciel. Notre Ciel à nous n’est autre que la masse du peuple chinois. Si elle se lève tout entière pour enlever avec nous ces deux montagnes, comment ne pourrions-nous pas les aplanir ?
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Messagede soleilamethyste » Vendredi 10 Février 2006, 08:49

Heureux et libéré de cet enterrement, le fils aîné parti pour faire un beau voyage.
Emmenant avec lui toute sa descendance, ils visitèrent les îles, les lacs , les mers et toutes les montagnes.
Puis par un beau jour léger d'ensoleillement bien frais au pied de cet Himalaya majestueux à souhait, il rencontra un sage qui lui dit:

"Chercher le bonheur, c'est comme courir après une balle à laquelle, au moment de l'attraper, on donne un coup de pied. Pourquoi ? Pour pouvoir continuer à courir après elle ! C'est dans cette course qu'on se sent stimulé ; c'est dans cette recherche, cet élan pour toucher au but que l'on trouve en réalité le bonheur. Alors, quand vous avez un désir, ne vous pressez pas de le satisfaire, car c'est lui qui vous soulève, qui vous remplit. Tâchez donc de comprendre cette loi et mettez dans votre âme, dans votre esprit, des désirs que vous ne pourrez jamais réaliser : ce sont ces désirs qui vous feront vivre. Oui, voilà le secret. Pourquoi demander quelque chose qui pourra se réaliser en quelques mois, en quelques années ? Mettez-vous à la recherche de ce qui est le plus lointain et le plus irréalisable : la perfection, l'immensité, l'éternité, et en chemin vous trouverez tout le reste : la connaissance, la richesse, la puissance, l'amour... Vous les aurez sans même les demander. "
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Messagede Invité » Samedi 11 Février 2006, 06:57

Le grand sage continua son chemin en disant: "retourne toi fils d'OAT, je te donne encore tes chances, ce que tu crois enterré ne l'est pas..." et comme par enchantement, dans une fabuleux vol de colombe, le sage s'éléva dans les airs pour disparaître dans un rayon de soleil chantant...
Waw se dit l'aîné d'OAT " faut le faire quand même, l'est plus fort que papa celui là...." puis il se retourna et vit , :shock: et oui, son ombre qui elle avait encore grandit....
" S'en est trop se dit il.... :evil: et pour la première fois de sa vie , il s'est assis sur une pierre pour réfléchir à sa quète...??? :?:
Il avait si peu l'habitude de cet exercice que son crâne commençait a vibrer un peu... "mais qu'est ce que je cherche???"
Ainsi presque perdu dans l'interrogé , il eu tout à coup une idée: :idea:
"mais dans le fond , moi ce que je veux c'est ....
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la fuite

Messagede Panache » Jeudi 11 Janvier 2007, 23:53

de la bière, oh oui que je m'enterre et puis du sexe, pas même une femme, un trou de plus ou m'enfouir, et puis de l'héroine pour me donner du courage et puis aller toujours plus profond. Toujours plus profond. Tout est si noir sous l'ombre de mon père au fond de ce trou que je creuse moi même. Ah si je ne peux avoir la lumière dans ce monde que je coure alors par le trou le plus vertical mon accès à l'autre monde. Oui puisque je suis seul, sans chemin, sans maître, puisqu'il n'y a que des ombres semblables à moi sous notre ombre commune, puisque ce monde est l'oeuvre du démiurge et que lumière et esprit sont de l'autre coté, Viva la muerte, rions, tuons AH AH AH AH AH. C'est bon.
Bon.
Sauf au petit matin.
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